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 Du nouveau, préau salle YVES GIRARD

 

 

Le préau de la salle Yves GIRARD présente
une collection d'outils et objets d'autrefois.

                  

 

 

 

MUR GAUCHE

Les outils principaux concernent le bois, la cognée (la grosse hache) et la scie (godelan) tout en haut, sont faciles à repérer. L’abattage et le débitage ne pouvaient se faire sans eux.

Le gros bidon de 150 litres (qui était étamé à l’origine) rappelle le temps du ramassage du lait et des laitiers de la beurrerie coopérative de Gençay.

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 Ce labour à bras à la fin du XVe  siècle médiathèque de Niort

 

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L’araire et la charrue (amputée de ses deux mancherons) sont les bases du labour de la terre avec au- dessus pioche, raclette et pic ; avec ses deux cornes, son manche courbe, pendant des siècles, le pic ou picornu a été l’outil des laboureurs à bras d’autrefois.

http://www.enluminures.culture.fr/documentation/enlumine/fr/BM/niort_001-03.htm


Le gros trieur à grains de la marque ROULEAU ROUBIER à Pamproux (Deux Sèvres) servaient à nettoyer les céréales et préparer les semences.

La pompe, la courroie à godets rappellent l’importance de l’eau pour bien des activités, hier…comme aujourd’hui.

MUR DU FOND

Les nombreux objets évoquent l’importance du travail de la terre, des foins et des moissons. Au sommet la faux beauceronne pour le temps des métives. La grosse bourgne en paille tressée suggère le temps des fruits séchés au four et des réserves d’hiver tout à fait indispensables pour nourrir les habitants. A droite et plus bas, tout ce qu’il fallait pour aiguiser le dail (la faux) et charger les charrettes …
Tout en bas à droite deux lames pour couper le fumier et la paille.




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Les foins en Civraisien, (collection Jacques BERNIER donné aux archives départementales de la Vienne )



MUR DROIT

Le harnachement des chevaux est symbolisé par un collier d’attelage et au-dessous par un joug destiné aux paires de bœufs. Les deux boisseaux, la balance romaine mesuraient (ou pesait)  rapidement les produits de l’agriculture. Ils concluent cette exposition.

 



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Labours vers 1940 avec quatre bœufs d’Auvergne à Saint Mauriec la Clouère
 

 

 

Un peu d'histoire : Calvaires, croix de mission, stèles : des monuments qui défient le temps. "Croix de bois, croix de fer ; si tu meures, t'iras -z -en Enfer !" Depuis la nuit des temps, les communautés humaines ont érigé des monuments à vocation religieuse ou profane. On ne relève pas d'attestation de l'existence de dolmens et de menhirs sur le territoire de notre commune bien que rien ne nous empêche de penser qu'il n'y en ait jamais eu. On peut très bien, imaginer leur présence, dans des temps anciens, au niveau de la Bâtardelière et de la Goublerie.

              La topologie de l'endroit, y aurait semblé  tout  à fait propice. Par ailleurs, on pouvait encore observer à cet endroit, dans les années 1960, d'antiques cercueils en pierre datant  pour leur part, de l'époque mérovingienne ou carolingienne (8°,9° siècle). L'arrivée en Poitou du christianisme, 2 ou 300 ans après la conquête de la Gaule par Jules César a marqué le début d'un longue période d'installation de petits de grands monuments dédiés à la piété. Notre église en est évidemment le plus probant témoignage. Le début du sa construction remonte aux années 1080.


            
    Des croix et des calvaires en différents lieux :
 

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                L'ancien cadastre - de 1812 - fait  état d'un carrefour, dans la partie nord du territoire de la toute nouvelle commune de ST MAURICE. Cet endroit porte l'appellation "La croix au Roy" et il est encore connu de nos jours par la forme poitevine du vocable :  la Croix au Râs. Il s'y trouve un socle de pierre "monolithique" au dessus duquel avait été aménagé un logement de forme carrée. Celui-ci laisse à penser qu'une modeste croix de bois y était incluse. Rappelons qu'alors, la route de Vernon,  toute proche, n'existait pas, sa création datant des années de 1850. Plus accessible, la Croix de la Garde qui elle, se situe à l'orée du bourg à l'embranchement du chemin  du côteau et de la route de chez Vécant. Composée d'un socle de pierres taillées, surmonté d'une colonne quadrangulaire avec à sa tête une simple croix on peut y lire les deux mentions 1662 et 1909. 2 édifices plus récents ont été érigés pour l'un en 1851, près de la route de Gizay et l'autre, face au château de la Laudonnière.                                                                       Ce dernier constitué d'une colonne circulaire, porte à son extrémité une croix en fonte datant de toute évidence de la fin du 19 siècle, époque industrielle florissante où l'on coulait la fonte à tout va.  Ces trois monuments sont généralement appelés "Croix de mission (s)". On s'y arrêtait lors des nombreuses processions qui rythmaient la vie d'antan. Situées généralement à des carrefours ou au bord de chemins , elles signalaient les limite de la" paroisse". On accordait à ce moment-là, plus d'importance à la zone d'influence religieuse qu'à des notions strictement géographiques. Ces calvaires revêtent en général un intérêt architectural et historique inversement proportionnel à leur dimension !


                L'attestation d'une industrie florissante :

             La multitude de tombes en "pierres du pays " dans le cimetière "actuel" - car autrefois, les morts étaient ensevelis autour même de l'église– témoigne d'une tradition de tailleurs de pierre, locaux. Le chemin des Carrières et le Généteau livrent encore de nos jours les vestiges d'une activité qui faisait naguère la réputation de la  famille Guionnet, entre– autres. La fleur de lys, majoritaire dans les motifs, souvent  accompagnée d’un couronne de laurier, (symbole de l'éternité), côtoye une déclinaison de croix dont la diversité réhausse le charme de ce "lieu de  paix éternelle" - pax, aeternalis -, mention souvent citée au bas des épitaphes. Une bonne dizaine de croix en fonte rappellent l'époque Arts déco. (début 20°). Longtemps délaissées, elles succitent aujourd'hui l'intérêt des collectionneurs.


                Autres lieux de cultes, de dévotion  et de mémoire :

                On se doit de faire mention des crucifix qui ornent les chapelles des châteaux de Galmoisin  et de la Vacherie où l'on dispensait épisodiquement les offices, par la force des choses, à une époque où point n'était nécessaire de substituer les abords des lieux de cultes ...en parkings. Et pour cause ! le curé Boiteau dit "Binuche" enfourchait encore sa bicyclette pour aller "rendre ses Grâces" à la Vacherie et y enseigner le catéchisme aux "irréductibles garnements"  du Dognon, de Chantemerle, du Montairon tout proche ; du Mineret, d'Auget, de la Foncoudreau ou bien de Nervarran. On relève les vestiges d'un chapelle à la Ressonnière datant d'une époque lointaine où ce lieu portait le titre de "fief" Bien que la séparation des Eglises et de l'Etat fût consommée en 1905-1906 on adjoignit quasi-systématiquement aux monuments dédiés aux soldats morts lors du conflit de 1914-1918 des croix apparentées à celle "de Malte". Tel est le cas sur celui de notre commune, érigé en 1921. ‘’ L'union sacrée" de cette période douloureuse avait revu se fondre patriotisme et foi religieuse. Beaucoup plus austères sont le monument situé devant la mairie dédié "aux victimes des crimes et des atrocités nazis" ainsi que la stèle qui marque à l'intérieur du parc de la Laudonnière le massacre qui a coûté la vie à neuf ressortissants de notre commune, le 25 août 1944. On ne possède pas à ce jour d'explication à propos d'une modeste croix de pierre qui borde une allée du château de la Vacherie, lieu probable de station lors des Rogations d'antan. Enfin, d'aucuns s'interrogent parfois de la disparition de la petite croix de pierre qui surmontait le linteau de la porte principale de l'ancienne cure ( au 6 de la route de Gizay, face à la place du 14 juillet).


« Les monuments sont l'écriture des peuples », paraît-il.  Ils ont encore beaucoup à nous apprendre, y compris ceux que nous côtoyons tous les jours. "Cru (creux) s'y fit, rat s'y  mit, nid s'y fit" ! Cette virelangue teintée de dialecte poitevin rappelle par sa connotation religieuse le poids du culte dans la créativité de nos aïeux et l'énergie qui leur fut nécessaire pour marquer notre histoire de leur sublime empreinte.   

   Bernard  GUYOT avec les remarques avisées  de Jean-Jacques CHEVRIER  et Daniel BOURDU